Ateliers et événements

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Au fil des dernières années, l’ICEE a fait des avancées remarquables afin de devenir chef de file de la promotion et de la facilitation de la recherche de synthèse au Canada. Depuis sa création en 2008, l’ICEE a soutenu neuf groupes de travail thématiques, dont cinq dans les deux dernières années, qui ont réuni 114 des meilleurs scientifiques pour répondre aux questions les plus épineuses au confluent de l’écologie et de l’évolution.

 

Adaptation ou mauvaise adaptation en réponse au changement environnemental 

2015 

Participants et participantes :
Andrew Hendry (Université McGill), Rowan Barrett (Université McGill), Alison Derry (Université du Québec à Montréal), Gregor Fussmann (Université McGill), Steven Brady (Dartmouth College, États-Unis), Lauren Chapman (Université McGill), Erika Crispo (Pace University, États-Unis), Ian Fleming (Memorial University of Newfoundland), Dylan Fraser (Université Concordia), Andrew Gonzalez (Université McGill), Gareth Hopkins (Utah State University Logan, États-Unis), Thomas Lamy (Université de Montréal), Jeffrey Lane (University of Saskatchewan), Andrew McAdam (University of Guelph), Antoine Paccard (Université McGill), Bruce Robertson (Bard College, États-Unis); Denis Réale (Université du Québec à Montréal), Mary Rogalski (Yale University, États-Unis); Gregor Rolshausen (Université McGill), Andrew Simons (Carleton University), Mark Vellend (Université de Sherbrooke), Christopher Eckert (Queen’s University), Murray Humphries (Université McGill), Jeffrey Hutchings (Dalhousie University), Amy Newman (University of Guelph), Patricia Schulte (University of British Columbia) et Stan Boutin (University of Alberta).

Résumé du projet :

L’impact à l’échelle de la planète des activités humaines est profondément ressenti dans les milieux naturels et entraîne de sérieux défis au succès et à la survie des populations sauvages. Bien que les conséquences des changements environnementaux soient étudiées depuis longtemps, de nouvelles recherches révèlent que les effets sont bien plus complexes qu’initialement supposé. Par exemple, bien que le rôle essentiel de l’évolution ait depuis longtemps été reconnu dans les changements s’étant produits par le passé, il était supposé que ces procédés soient trop lents pour avoir un effet sur les intervalles de temps d’intérêt contemporain. Nous savons désormais que l’évolution se produit rapidement et peut modifier profondément le fitness des populations d’une génération à l’autre. Cet effet semble être particulièrement prononcé lorsque les organismes font face à des dérangements causés par l’activité humaine, comme l’exploitation ou la conversion d’habitats, la pollution et le changement climatique. Malgré la documentation de réactions adaptatives dans bien des cas, beaucoup de populations incapables de s’adapter aux changements environnementaux – et faisant face à l’extinction – sont également répertoriées.  Encore plus dernièrement, plusieurs études ont démontré que l’évolution dans des environnements éprouvants peut faire en sorte que les populations deviennent mal adaptées, que leur capacité de survivre décroit d’une génération à l’autre.

Développer notre capacité de prédire ces différentes réponses est d’une importance cruciale dans le domaine de la conservation. Ce groupe de travail commencera par préciser un cadre conceptuel et des modèles mathématiques pour orienter les interprétations et les prédictions d’adaptation, de non-adaptation et de mauvaise adaptation. Dans un deuxième temps, le groupe montera et administrera une banque de données sur les réactions évolutives aux changements environnementaux; cette banque de données sera accessible gratuitement en ligne. Enfin, le groupe de travail utilisera cette banque de données pour étudier les patrons de (non-, mauvaise) adaptation aux changements environnementaux. Le groupe de travail testera si certains taxons sont plus ou moins susceptibles de s’adapter à une forme particulière de changement environnemental. Les résultats seront publiés et communiqués tant aux scientifiques qu’au grand public.

 

Comprendre les récents changements de biodiversité tant à l’échelle spatiale que temporelle 

2015

Participants et participantes :
Mary I. O’Connor (University of British Columbia), Andrew Gonzalez (Université McGill), Jon Chase (iDiv, German Centre for Integrative Biodiversity Research, Allemagne), Mark Vellend (Université de Sherbrooke), Fangliang He (University of Alberta), Robin Elahi (University of British Columbia), Grace Murphy (Dalhousie University), Sarah Supp (University of Wisconsin, États-Unis), Jillian Dunic (University of Massachusetts, États-Unis), Jarrett Byrnes (University of Massachusetts, États-Unis), Maria Dornelas (St. Andrews University, États-Unis), Isla Myers-Smith (University of Edinburg, Royaume-Uni) et Forest Isbell (University of Georgia, États-Unis).

Résumé du projet :
Le récent déclin de la biodiversité mondiale entraîne des problèmes écologiques, sociaux et économiques majeurs. Malgré les preuves substantielles de la perte de biodiversité à plusieurs endroits, de nouvelles synthèses de données suggèrent que les communautés locales sont résistantes aux déclins de richesse des espèces, ce qui remet en question la gravité, la réalité et les répercussions de la crise de la biodiversité moderne. Ces découvertes récentes ont fait ressortir les enjeux les plus urgents des sciences de la biodiversité, tant fondamentales qu’appliquées. Notre principal objectif est de régler la question controversée des tendances de la biodiversité en améliorant les données et les méthodes permettant de détecter et d’expliquer les changements de biodiversité.

Ce projet opèrera une synthèse des théories sur la façon dont la diversité varie à travers l’espace et le temps, puis réanalysera à la lumière de cet éclairage théorique les banques de données existantes sur la diversité et l’abondance des espèces. Le groupe de travail se rencontrera trois fois : la première rencontre se produira au Biodiversity Research Centre de l’University of British Columbia en avril 2015; la deuxième, à la réserve faunique Gault, au Québec, en juin 2015; la troisième rencontre se tiendra au German Centre for Integrative Biodiversity Research (iDiv) à Leipzig, en Allemagne, en septembre 2015. Le groupe publiera ses résultats (dans une revue avec révision par les pairs, idéalement en libre accès) ainsi que des outils analytiques (des codes R) permettant de détecter et d’expliquer les changements de biodiversités à travers le temps. Le groupe produira également une banque de données regroupant plus de 1200 séries chronologiques de biodiversité locale et en évaluera quantitativement les biais et les manques. Ce projet cherche à déterminer l’échelle et la sévérité des changements de la biodiversité, de manière à ce que ce travail collaboratif mette un terme à la récente controverse. Le groupe étudiera non seulement les causes et la magnitude des changements de biodiversité, mais également ses conséquences pour la gestion et la prise de décision.

Il convient de remarquer que ce projet est le produit de la collaboration entre deux centres de recherche de synthèse : le Synthesis Centre for Biodiversity Sciences of Germany (sDiv) et notre Institut canadien d’écologie et d’évolution. Ce groupe de travail profite également de l’engagement matériel et financier de trois centres : au Canada, le Biodiversity Research Centre de l’University of British Columbia et le Centre de la biodiversité du Québec; en Allemagne, le Centre for Integrative Biodiversity Research (iDiv).

 

La diversité phylogénétique canadienne dans un monde en changement

2014

Participants et participantes: 

Jana Vamosi (University of Calgary), Jeremy Kerr (University of Ottawa), Steven Vamosi (U. of Calgary), Marc Cadotte (U. of Toronto – Scarborough), Jonathan Davies (U. McGill), Arne Mooers (Simon Fraser U.), Simon Goring (U. of Wisconsin), Felix Sperling (U. of Alberta), Amy Angert (Colorado State U.), Franz Feigl, Brian Starzomski (U. of Victoria), Steve Kembel (UQAM), Navi Garcha (Simon Fraser U.), et les étudiantes aux cycles supérieurs Laura Coristine (U. d’Ottawa) et Cassandra Robillard (U. d’Ottawa).

 

Résumé :

Ce groupe de travail, dirigé par Jana Vamosi et Jeremy Kerr, inclut des professeurs de sept universités canadiennes, dont l’University of Alberta, l’University of Calgary, la Simon Fraser University, l’University of British Columbia, l’UQAM, l’Université McGill et l’Université d’Ottawa.
Le groupe s’est réuni au centre de synthèse de l’ICEE à l’University of Regina, du 23 au 26 juin 2014. L’ICEE leur a fourni un financement et un soutien logistique complet, comprenant le transport, les salles de conférences et l’hébergement. Au cours de cette rencontre, le groupe a effectué des prédictions initiales liées aux changements climatiques pour deux groupes d’espèces canadiennes dont les interactions sont déjà bien caractérisées : les papillons de la Colombie-Britannique et leurs végétaux hôtes. Depuis cette rencontre, le groupe a travaillé à construire des estimations de l’expansion récente de la distribution de papillons de la Colombie-Britannique dans des aires qui se sont récemment ajoutées à la niche environnementale modélisée pour chaque espèce. Ils ont donc déterminé, pour plusieurs espèces de papillons de la Colombie-Britannique : 1) l’estimation de la distribution actuelle et antérieure de chaque espèce (ProbMaps) et 2) la prédiction finale de la présence du taxon (DiffMaps). Le groupe travaille actuellement à la mise en œuvre d’une démarche leur permettant de répondre aux questions relatives à la distribution maximale des espèces (le « range filling »). Il cherche en particulier à déterminer si la répartition des hôtes et des traits intrinsèques des taxons peuvent expliquer les disparités entre les modèles climatiques prévoyant où les espèces de papillons pourraient être et les endroits où on les trouve réellement.

 

La terra incognita de l’écologie des communautés : comprendre la variation des écosystèmes à l’échelle continentale.

2014

Participants et participantes :

Timothée Poisot (Université du Québec à Rimouski); Dominique Gravel (Université du Québec à Rimouski); Daniel B. Stouffer (University of Canterbury, New Zealand); Miguel Araujo (National Museum of Natural Sciences, Madrid, and Imperial College, London), Benjamin Baiser (Univ of Florida, US), Spencer Woods (UBC), Marie-Josée Fortin (Univ. of Toronto), Shawn LeRoux (memorial University of Newfoundland), and graduate students Kévin Cazelles, Philippe Desjardins-Proulx, and Alyssa Cirtwill.

 

Résumé :

Ce groupe international, dirigé par Timothée Poisot, Dominique Gravel et Daniel Stouffer, rassemble d’éminents chercheurs et chercheuses des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Nouvelle-Zélande et du Canada, y compris de l’Université du Québec et Rimouski, de l’University of Toronto et de la Memorial University de Terre-Neuve.
Le mouvement des espèces causé par la destruction des habitats et des changements environnementaux est susceptible d’engendrer des écosystèmes complètement nouveaux. Ces écosystèmes ne seront pas de simples reconfigurations de systèmes antérieurs : de nouvelles espèces arriveront et de nouvelles interactions se produiront. Puisque les interactions entre espèces constituent l’épine dorsale de plusieurs procédés et services écologiques d’importance (stabilité, résistance aux invasions, cycle alimentaire, formation de biomasse), la prédiction des structures des nouveaux écosystèmes est une question déterminante pour les écologistes des communautés. Malheureusement, les méthodologies actuelles ne sont pas bien adaptées à l’atteinte de cet objectif. Le but de ce groupe de travail est de développer une nouvelle génération d’outils de prévision : de mettre une approche proprement statistique au service de l’écologie appliquée.

Ce groupe s’est rencontré trois fois en 2014 et se rencontrera une fois en 2015. Leur première rencontre se fit par Skype, sur trois jours de février 2014. Cette séance initiale avait pour objet : 1) l’examen de la littérature scientifique, y compris des projets de membres du groupe en voie de publication, 2) le survol des données pour en estimer la pertinence et l’utilité, et 3) la définition des principaux objectifs conceptuels, de la méthodologie et des questions. Après cette première rencontre, et pendant la période de mars à septembre 2014, le groupe a procédé : 1) au développement du cadre méthodologique afin d’estimer la probabilité des interactions sur la base d’observations préalables et de la connaissance des caractéristiques des espèces, 2) à l’élaboration de la méthodologie et du logiciel d’harmonisation des graphiques permettant la comparaison structurelle de n’importe quel réseau, et 3) à la collecte et à la préparation des données pour la deuxième réunion. Les activités du groupe de travail ont conduit à la publication de deux articles indiqués ci-dessous.

La deuxième réunion du groupe de travail se fit en personne, sur quatre jours à la fin d’aout 2014 au Domaine Valga, près de l’Université du Québec à Rimouski. Le groupe de travail s’est rencontré une troisième fois lors du congrès conjoint de 2014 des British Ecological Society et Société Française d’Écologie à Lille, France, en décembre 2014. Pendant ces deux rencontres, le groupe a travaillé : 1) à peaufiner la mise en œuvre des codes des nouvelles méthodes, 2) à appliquer ces méthodes aux données collectées et 3) à planifier d’autres publications.

La dernière rencontre, de trois jours, est prévue à l’Université de Montréal durant la dernière semaine de février. Pendant cette dernière réunion, le groupe de travail travaillera à l’écriture des publications et établira la feuille de route pour achever les projets toujours en voie de réalisation.

Publications du groupe de travail « Terra incognita de l’écologie des communautés ».
Ce groupe très prolifique a produit une publication ayant fait l’objet d’une révision par les pairs (i),  une autre (et sa base de données connexe) est en cours d’évaluation (ii) :

i. Poisot, T., D. B. Stouffer et D. Gravel. 2014. « Beyond species: why ecological interaction networks vary through space and time », Oikos, Di 10.1111/oik.01719

ii. Poisot, T. E., B. Baiser, J. A. Dunne, S. Kéfi, F. Massol, et coll. 2014. « mangal - making complex ecological network analysis simpler », bioRxiv. http://dx.doi.org/10.1101/002634

 

De plus, ce groupe travaille actuellement à cinq manuscrits :

a. « Modularity of spatially constrained networks (Gravel, Cyrtwill) » – Une analyse de la structure modulaire à l’échelle locale et régionale, où on observe de fortes contraintes sur les interactions en raison de l’absence de chevauchement de la répartition des espèces. Cette analyse se sert de données sur les interactions trophiques entre poissons à l’échelle planétaire (plus de 10 000 espèces). Analyse en cours.

b. « Dissimilarity of high-order interactions (Poisot) » – Une analyse de la dissemblance des interactions directes et indirectes dans les réseaux trophiques (les poissons de la mer méditerranée, les poissons marins à l’échelle planétaire, les lacs de l’Ontario). Ce projet va aussi introduire de nouveaux développements méthodologiques sous la forme de paramètres de mesure des structures et de la dissemblance pour les réseaux probabilistes. Résultats préliminaires en cours de discussion, analyse en cours.

c. « Network-area relationships (Galiana-Ibanez, Gravel) » – Synthèse des mécanismes impliqués dans la variation de la structure des réseaux avec l’augmentation de l’échelle spatiale. Ce projet établira des parallèles entre des relations aires-espèces bien documentées et leurs équivalents au niveau des réseaux. Cet article et ses exemples explicatifs sont en cours d’élaboration.

d. « Representation of spatial networks (Fortin) » – Document méthodologique et théorique proposant une représentation mathématique théorique des réseaux dans les environnements continus au plan spatial. Développements théoriques en cours.

e. « Sensitivity of network structure to environmental change (Gravel, Poisot) » – En utilisant des simulations de réchauffement climatique, nous déterminerons et appliquerons une façon de mesurer la fragilité de la structure des réseaux. Ceci génèrera de nouvelles perspectives sur la résilience aux changements globaux d’écosystèmes entiers. Développements méthodologiques en cours.

Ce groupe de travail a également produit plusieurs nouvelles demandes de subventions. Timothée Poisot a désigné plusieurs membres du groupe de travail en tant que collaboratrices et collaborateurs clés dans sa demande au programme d’établissement des nouveaux chercheurs du FRQNT. De plus, Timothée Poisot et Dominique Gravel ont soumis leur candidature au programme de projet de recherche en équipe du FRQNT pour que certaines des avancées méthodologiques effectuées lors de l’atelier de l’ICEE puissent être mises en œuvre dans le contexte de la conservation et de la gestion des écosystèmes du nord du Québec. Enfin, Dominique Gravel et Marie-Josée Fortin sont mentionnés en tant que cochercheurs principaux d’un atelier de recherche organisé par le NIMBioS en mars 2015; Timothée Poisot y participera également.

 

Prévoir les changements dans la biodiversité des poissons de fond du plateau de Terre-Neuve.

2014

Participants et participantes : 

Andrew Gonzalez (Université McGill), Frédéric Guichard (Université McGill), Patrick Thompson, M. Sc. (Université McGill), Eric Pedersen, M. Sc. (Université McGill), Pierre Pepin (Pêches et Océans Canada), Aaron Ball (U. McGill), Marie-Josée Fortin (U. of Toronto), Tarik Gouhier (Northeastern U., Massachusetts), Heike Link (U. McGill), Charlotte Moritz (UQAR), Hedvig Nenzén (UQAM), Ryan Stanley (Memorial U.), Zofia Taranu (U. McGill).

 

Résumé :

Ce groupe de travail (dirigé par Fred Guichard, Andrew Gonzalez, Patrick Thompson et Eric Pedersen) inclut des chercheurs de l’Université McGill, de l’University of Toronto, de la Memorial University (à Terre-Neuve), de l’Université du Québec à Montréal, de l’Université du Québec à Rimouski et du ministère canadien des Pêches et des Océans. Ce projet est cofinancé par l’ICEE et le Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ).

L’objectif de ce groupe de travail est de déterminer les patrons spatiaux et temporels de la biodiversité des poissons de fond du plateau de Terre-Neuve et de créer des modèles prédictifs des dynamiques d’espèces individuelles pour les gestionnaires d’écosystèmes.

Le groupe a organisé trois réunions à la réserve naturelle Gault de l’Université McGill (mont Saint-Hilaire, Québec), soit du 4 au 6 novembre 2013, du 3 au 5 mars 2014, et du 23 au 25 septembre 2014. Pendant les deux premières rencontres, le groupe a quantifié les patrons de biodiversité dans les communautés de poissons de fond et testé si l’inclusion de la biodiversité en tant que variable prévisionnelle améliorait la précision des prévisions pour les espèces commerciales en comparaison aux indicateurs traditionnels tels que la densité antérieure ou les paramètres abiotiques. Pour ce faire, le groupe a utilisé un fichier de données sur l’abondance des poissons de fond du plateau de Terre-Neuve couvrant une période de trente-cinq ans fourni par le ministère canadien des Pêches et des Océans (MPO). Ils ont utilisé plusieurs mesures de la biodiversité (synchronie des communautés, changement de composition des communautés, diversité fonctionnelle et changement dans la structure spatiale des communautés) afin de vérifier les changements dans les communautés au cours de l’effondrement des pêches, et la présence de cet effondrement au-delà des espèces fortement pêchées. Ils découvrirent qu’avant l’effondrement de la biomasse des poissons de fond de 1990, il y avait eu une augmentation dramatique de la synchronie temporelle des communautés accompagnée d’une perte de structure spatiale de celles-ci. Ces indicateurs de changement basés sur les communautés étaient plus prononcés, et auraient pu être détectés plus tôt, qu’un indicateur dérivé d’une seule espèce ou de la biomasse totale. Le groupe a donc utilisé, lors de sa troisième et dernière réunion, un modèle de simulation structuré pour reproduire les régimes de populations de la communauté des poissons de fond de Terre-Neuve. Ce modèle a confirmé les résultats obtenus lors d’analyses menées précédemment par le MPO, et permis de tester des hypothèses à propos des facteurs de changement de cette communauté de poissons de fond. Le groupe travaille présentement à la publication de ces résultats, non seulement dans des publications spécialisées, mais également dans les livres blancs et les documents de gestions du MPO et de la Northwest Atlantic Fisheries Organization (NAFO) ainsi que sur des cartes interactives de la biodiversité marine à l’intention du grand public.

 

Échelle thermique et taille corporelle : la prochaine étape pour la théorie écologique des changements climatiques

Du 24 au 27 June, 2012

Ce groupe fait progresser la théorie consommateur-ressource afin d'arriver à prédire de quelles manières la température influe sur les interactions entre les espèces par l'entremise d'effets généraux sur la physiologie et les performances. En intégrant les relations générales entre la taille corporelle, la température et l'importance de l'interaction, des prédictions théoriques précises peuvent être effectuées et évaluées au regard des données récoltées lors d'expériences de réchauffement expérimental. Ce travail fournit un cadre qui permet d'intégrer les résultats théoriques et empiriques, afin de comprendre les effets du réchauffement sur les interactions trophiques.

Le groupe de travail s'est réuni en juin 2012 à Loon Lake en Colombie-Britannique. Il a mis de l'avant trois projets, qui devraient être rendus publics en mai ou juin 2013.

Chefs d'équipe :

Mary I. O’Connor, Département de zoologie, University of British Columbia, Vancouver, C.-B., Canada  V6T 1Z4. Téléphone : 604 827-5653. Courriel : oconnor@zoology.ubc.ca

Hamish Greig, École des sciences biologiques, University of Canterbury, Private Bag 4800, Christchurch, Nlle-Zél. Téléphone : +64 3 364 2987, poste 6026. Courriel : hamish.greig@canterbury.ac.nz

Personnes participantes :

Benjamin Gilbert, University of Toronto (prof. adjoint)
Chris Harley, University of British Columbia (prof. agrégé)
David Vasseur, Yale University (prof. adjoint)
Monika Winder, Stockholm University (prof. agrégée)
Heather Kharouba, University of British Columbia (doctorante)
Van Savage, University of California, Los Angeles (prof. adjoint)
Kevin McCann, University Guelph (prof. agrégé)
Tyler Tunney, University Guelph (doctorant)
Jonathan Shurin, University of California, San Diego (prof. agrégé)
John DeLong, Yale University (postdoctorant)
Pavel Kratina, University of California, Davis (postdoctorant)
Brandon Barton, University of Wisconsin–Madison (postdoctorant)

 

Prédire les changements écologiques : une analyse multiéchelle de la diversité et des dynamiques planctoniques

Du 11 au 15 Juin 2011, et Du 6 au 10 décembre 2010.

Ce groupe de travail a synthétisé des données provenant de lacs de partout dans le monde, afin d’étudier les relations entre les processus dépendants de la densité (compétition, interaction consommateur-ressource) et indépendants de la densité (changement climatique, perturbations) qui entraînent des fluctuations des communautés naturelles sur diverses échelles temporelles, allant de quelques jours à des décennies. L’emploi d’un grand nombre de bases de données permet de tester la covariance entre espèces, les corrélations avec des facteurs environnementaux à différentes échelles, et différentes prédictions théoriques.
Le groupe a mis en évidence une nouvelle fluctuation échelle-dépendante de l’abondance et de la fitness des espèces en lien avec la taille. Dans les mois prochains, d’autres résultats viendront et seront soumis à la publication. Une deuxième séance s’appuyant sur ces résultats est planifiée en juin 2011.

Direction de l’atelier
•Jeremy Fox (sciences biologiques, University of Calgary)
•Andrew Gonzales (biologie, Université McGill)
•Bill Nelson (biologie, Queen’s University)
•Jonathan Shurin (sciences biologiques, University of California – San Diego)
•Jim Rusak (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario)

Participants et participantes
•Beatrix Beisner (sciences biologiques, Université du Québec à Montréal)
•Irene Gregory-Eaves (biologie, Université McGill)
•Catherine Johnson (Pêches et Océans Canada)
•Pavel Kratina (zoologie, University of British Columbia)
•Colin Kremer* (biologie, Michigan State University)
•Claire de Mazancourt (biologie, Université McGill)
•Beth Miller* (biologie, Michigan State University)
•Michael Paterson (Pêches et Océans Canada)
•Chris Steiner (biologie, Wayne State University)
•David Vasseur (biologie, Yale University)

*Participants aux études aux cycles supérieurs

 

Le futur des stations de recherche scientifique terrain au Canada

Du 17 au 19 novembre 2010

Les directions de stations de recherche terrain se sont réunies pour un atelier de l’ICEE : Le futur des stations de recherche scientifique terrain au Canada. Elles ont voté à l’unanimité pour la création d’un Réseau canadien des stations de recherche terrain (Canadian Field Research Network – CFRNet).

L’énoncé de vision du Réseau affirme sa volonté de « faciliter et promouvoir la connaissance du patrimoine naturel canadien dans un monde en changement par la recherche sur le terrain, la formation et la conscientisation ». Ses missions seront de : 1) fournir des installations pour soutenir à bon coût des stations de recherche terrain de niveau international à travers le Canada; 2) soutenir la future génération d’experts et d’expertes qui auront à résoudre les problèmes environnementaux canadiens les plus criants; 3) mettre sur pied et maintenir les études à long terme essentielles à l’évaluation et à la conservation du capital naturel canadien.

Plus de 50 stations terrain canadiennes seront ainsi intégrées dans un réseau en étoile.

À partir de composantes toutes prêtes, le Réseau permettra à la communauté de recherche en écologie et en évolution de conduire des expériences à grande échelle, de gérer des bases de données sur le long terme et de faire le suivi de la biodiversité. Le Réseau facilitera également la diffusion des pratiques de recherche les plus efficientes. Un livre blanc sur l’état des stations terrain du Canada et sur les possibilités offertes parla création du Réseau est en préparation.

Obtenez plus de renseignements (en anglais seulement) ici.

Direction de l’atelier
•Albrecht Schulte-Hostedde (directeur général, Wildlife Research Station)
•Frank Phelan (gestionnaire, Queens University Biology Station)
•Mark Forbes (Carleton University)
•Art Weis (président de l’ICEE et directeur de la réserve scientifique Koffler, Ontario)

Participants et participantes
•Bradley Anholt (directeur général, Bamfield Marine Sciences Centre)
•Martin Lechowicz (Réserve naturelle Gault, mont Saint-Hilaire, Québec)
•David Hik (Kluane Lake Research Station, Yukon)
•Ed Johnson (directeur général, R.B. Miller Field Research Station, Alta)
•Michael Goodyear (directeur général, Churchill Northern Studies Centre, Manitoba)
•Mark Ridgway (ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, directeur général, Harkness Fisheries Laboratory)
•Heather Powell (chef d’équipe aquatique, National Ecological Observatory Network Inc.)
•Roxanne Maranger (Station de biologie des Laurentides, Québec)
•Krista Gooderham* (Laurentian University)
•Greg Bulté* (Carleton University)
•Robin Marushia (directeur associé, réserve scientifique Koffler, Ontario)
•Sean Thomas (Faculté de foresterie, University of Toronto, Haliburton Forest)
•Brian Harvey (Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet)

* Participants aux études aux cycles supérieurs

 

Évaluation scientifique de l’efficacité présente et future de la Loi sur les espèces en péril

Du 19 au 23 novembre 2008.

Des scientifiques provenant d’universités, de ministères provinciaux et d’organisations non gouvernementales se sont réunis afin d’évaluer l’usage des connaissances scientifiques dans le processus décisionnel de désignation du statut de conservation des espèces, dans le plan de rétablissement des espèces et dans l’évaluation de ce rétablissement.

Le rapport final de cet atelier thématique est accessible, en anglais, ici.

Publication

Mooers, A. O., Doak, D. F., Findlay, C. S., Green, D. M., Grouios, C., Manne, L. L., Rashvand, A., Rudd, M. A. and J. Whitton. 2010. Science and policy and species at risk in Canada. BioScience 60: 843-849.

Direction de l’atelier

  • Arne Mooers, (sciences biologiques, Simon Fraser University)

Participants et participantes

  • Dan Doak (zoologie et physiologie, University of Wyoming)

  • David M. Green (directeur du Musée Redpath de l’Université McGill)

  • Lisa Manne (Département des sciences biologiques, University of Toronto – Scarborough; actuellement à la City University of New York – Staten Island)

  • Murray Rudd (Sir Wilfred Grenfell College, Memorial University; actuellement à la York University, RU)

  • Jeannette Whitton (curatrice de l’herbier, département de botanique, University of British Columbia)